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TVA travaux de rénovation : 20, 10 ou 5,5 %, quel taux pour vous ?

10 Lecture min
installation d’une verrière 3en1 VELUX lors de travaux de rénovation
Et si vos travaux coûtaient moins cher que prévu ? Selon la nature du chantier et l’ancienneté de votre logement, la TVA peut passer de 20 % à 10 %, voire 5,5 %. Voici comment y voir clair avant de vous lancer.
Points clés
 1. Trois taux, une seule logique

Sur une facture de travaux, la TVA ne tombe pas toujours à 20 %. Trois taux coexistent : 20 %, 10 % et 5,5 %. Plus vos travaux améliorent un logement existant, plus le taux a de chances d'être réduit. De quoi alléger sérieusement la note finale.

 2. Un logement de plus de deux ans, et c'est gagné

Le taux réduit n’est pas automatique. Pour y prétendre, votre logement doit avoir plus de deux ans et les travaux être facturés par un professionnel. Bonne nouvelle : ces deux conditions couvrent la grande majorité des rénovations.

 3. La rénovation énergétique, la mieux servie

Isolation, toiture, fenêtres performantes : les travaux qui font gagner en performance énergétique relèvent souvent du taux réduit à 5,5 %, le plus avantageux. Un vrai coup de pouce pour les projets qui visent le confort et les économies d'énergie.

TVA travaux de rénovation : comment fonctionne la TVA ?

La TVA, ou taxe sur la valeur ajoutée, est une taxe qui s'ajoute au prix de la plupart des biens et services. Sur une facture de travaux, elle se calcule sur le montant hors taxes (HT), puis vient s'y ajouter pour donner le montant toutes taxes comprises (TTC), c'est-à-dire le prix que vous réglez vraiment.

Prenons, par exemple, des travaux facturés 1 000 € HT et voyons ce que change le taux.

Taux de TVA Calcul Montant de TVA Total à payer (TTC)
20 % 1 000 € x 20 % 200 € 1 200 €
10 % 1 000 € x 10 % 100 € 1 100 €
5,5 % 1 000 € x 5,5 % 55 € 1 055 €

Pour une base identique, vous pouvez constater un écart de 145 € entre le taux plein à 20 % et le taux réduit à 5,5 %. Sur un chantier à plusieurs milliers d'euros, l'addition grimpe vite.

Reste à comprendre pourquoi ces trois taux existent :

  • Le taux normal de 20 % est la règle générale : il s'applique à la grande majorité des biens et services, comme l'électroménager, les meubles, l'électronique ou les vêtements, et reste le taux par défaut pour les travaux dès qu'aucun cas particulier n'est prévu, comme la construction neuve ou un agrandissement.
  • L'État a toutefois mis en place des taux réduits pour encourager certaines dépenses jugées utiles. Le 10 % vise l'amélioration et l'entretien d'un logement existant, par exemple refaire une cuisine ou une salle de bains. Le 5,5 % concerne en général certains travaux de rénovation énergétique, comme l’isolation ou la pose de fenêtres répondant aux critères en vigueur.

En clair, plus vos travaux améliorent un logement existant, et plus ils touchent à sa performance énergétique, plus le taux applicable a de chances d'être réduit. Reste à savoir lequel s'applique concrètement à votre projet.

Quels taux de TVA s'appliquent aux travaux de rénovation ?

Quelle TVA pour des travaux de rénovation ? Tout dépend de ces trois critères :

  1. La nature des travaux,
  2. L'âge et l'usage du logement,
  3. Et le fait que le chantier améliore ou non sa performance énergétique.

Voici comment appliquer le bon taux.

Quand appliquer la TVA à 20 % ?

C'est le taux normal, celui qui s'applique par défaut quand aucun taux réduit n'est prévu. Vous le retrouvez surtout sur les travaux de construction et les chantiers qui transforment lourdement un bien.

Sont concernés, entre autres :

  • La construction neuve,
  • Les gros changements de structure,
  • Ou encore les extensions qui augmentent nettement la surface habitable.

La TVA sur les travaux de construction reste donc à 20 %, contrairement à la rénovation d'un logement existant.

La frontière avec la rénovation se joue sur l'ampleur du chantier : quand les travaux sont si lourds qu’ils reviennent à produire un immeuble neuf, ils sont assimilés à du neuf et relèvent alors du taux normal de 20 %.

Ce peut être le cas pour une reconstruction quasi complète, une modification importante du gros œuvre ou une augmentation notable de la surface, par exemple supérieure à 10 %.

Enfin, certains projets liés à un local professionnel ou commercial relèvent eux aussi du taux plein : pour la TVA sur les travaux de rénovation concernant un local professionnel, mieux vaut vérifier la situation au cas par cas, car les règles diffèrent de celles de l'habitation.

La construction neuve relève du taux normal de 20 %, contrairement à la rénovation d'un logement existant.

Quels travaux bénéficient de la TVA à 10 % ?

Le taux intermédiaire de 10 % vise les travaux d'amélioration, d'entretien et de transformation d'un logement existant. C'est le taux le plus courant pour la rénovation classique du quotidien.

Quelques exemples : la rénovation d'une cuisine, la réfection d'une salle de bains, ou des travaux d'aménagement intérieur.

Pour en profiter, le logement doit en général être achevé depuis plus de deux ans1 et les travaux facturés par un professionnel.

Bonne nouvelle pour la TVA sur les travaux de rénovation pour particulier : ces conditions couvrent la grande majorité des projets de rénovation menés à la maison.

La rénovation d'une salle de bains ou d’une cuisine fait partie des travaux d'amélioration éligibles au taux intermédiaire de 10 %.

Quels travaux sont éligibles à la TVA à 5,5 % ?

Le taux réduit de 5,5 % récompense les travaux de rénovation énergétique2 (sous condition de respect des critères de performance fixés par la réglementation fiscale) :

  • Isolation thermique (incluant la pose de volets roulants VELUX),
  • Certains travaux sur la toiture liés à l’amélioration de la performance énergétique,
  • Pose ou remplacement de fenêtres et de fenêtres de toit répondant aux critères de performance en vigueur,
  • Amélioration du système de chauffage pour des systèmes à énergies renouvelables (pompe à chaleur, chaudière biomasse, solaire).

C'est le taux le plus avantageux, et il vise les chantiers qui font baisser la consommation d'énergie.

Rénover la toiture, isoler les combles ou poser des fenêtres de toit modernes compte parmi les travaux de performance énergétique éligibles au taux réduit de 5,5 %.

Des fenêtres de toit performantes limitent les pertes de chaleur tout en faisant entrer la lumière naturelle.

La TVA sur les travaux de rénovation concernant la toiture peut relever de ce taux réduit, et ce n'est pas un hasard : l’ADEME estime qu’environ 30 % des déperditions de chaleur d'une maison passe par le toit3. Rénover la couverture et isoler les combles compte donc parmi les gestes les plus efficaces pour gagner en performance thermique.

Les ouvertures jouent aussi leur partition dans la même logique. Des fenêtres de toit performantes limitent les pertes de chaleur tout en faisant entrer la lumière naturelle, un duo gagnant pour le confort comme pour la facture.

Enfin, pour mesurer l'impact réel de ces travaux sur votre logement, le diagnostic de performance énergétique donne un point de repère utile avant de se lancer.

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Bon à savoir
Les finitions directement liées à un chantier de rénovation énergétique suivent le même taux. La reprise de peinture ou de plâtrerie autour d'une fenêtre que vous venez de remplacer peut ainsi rester à 5,5 %, à condition d'être facturée dans les trois mois suivant les travaux principaux.

Quelles conditions faut-il respecter pour bénéficier d'une TVA réduite ?

Profiter d'une TVA réduite sur vos travaux de rénovation suppose de cocher quelques cases.

Trois conditions reviennent le plus souvent :

  1. Le logement doit en principe être achevé depuis plus de deux ans et être affecté majoritairement à l’habitation. Certains locaux utilisés à titre professionnel ou touristique peuvent relever de règles spécifiques : dans ces cas, le taux applicable se vérifie au cas par cas auprès du professionnel ou de l’administration fiscale.
  2. Les travaux doivent être réalisés et facturés par un professionnel, qui applique le bon taux sur sa facture.
  3. Côté fournitures, le taux réduit ne joue que sur le matériel fourni et facturé par l'entreprise : les équipements que vous achetez vous-même restent à 20 %, même posés par un pro, et seule la main-d'œuvre profite alors du taux réduit.

Pour bénéficier d'une TVA réduite, le logement doit en général être achevé depuis plus de deux ans et les travaux facturés par un professionnel.

Reste la question du type de résidence. Les taux réduits concernent aussi bien la résidence principale que la résidence secondaire, dès lors que les autres conditions sont réunies.

La TVA sur les travaux de rénovation concernant une résidence secondaire suit donc la même logique que pour un logement principal.

Dernier point, le taux réduit ne dépend pas de votre statut d'occupant : propriétaire, locataire ou occupant à titre gratuit, vous pouvez en profiter dès lors que le logement et les travaux remplissent les conditions.

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Quelles démarches pour bénéficier du taux réduit ?

Pas de démarche administrative ni d’attestation à remplir !

Le professionnel qui intervient chez vous porte une simple mention sur le devis ou la facture, dans laquelle vous, le client, confirmez que les conditions du taux réduit sont réunies.

Il vous suffit donc de signer le devis ou la facture pour vous engager sur ces éléments et confirmer que votre logement remplit les conditions du taux réduit.

Au moindre doute sur votre situation, votre artisan reste le bon interlocuteur.

TVA à 10 % ou 5,5 % : comment savoir quel taux appliquer ?

Comment savoir si la TVA est à 10 % ou à 20 % sur des travaux ? Et pourquoi certains chantiers basculent à 5,5 plutôt qu'à 10 ? Plutôt qu'une liste à retenir, posez-vous trois questions dans l'ordre.

  1. Vos travaux améliorent-ils la performance énergétique du logement, comme l'isolation ou la pose de fenêtres performantes ? Si oui, vous visez le 5,5 %.
  2. Sinon, s'agit-il d'améliorer ou d'entretenir un logement existant, comme refaire une cuisine ? Vous êtes alors sur le 10 %.
  3. Reste le cas où le chantier construit ou agrandit, ou transforme lourdement le bâti : là, c'est le 20 % qui s'applique.

En clair, plus le chantier touche à l'efficacité énergétique, plus le taux descend.

Taux Type de travaux Exemples
20 % Constructions, transformation lourde, extension Maison neuve, agrandissement, changement de structure, certains locaux professionnels
10 % Amélioration, entretien, transformation d'un logement existant Rénovation de cuisine, réfection de salle de bains, aménagement intérieur
5,5 % Rénovation énergétique Isolation thermique (y compris la pose de volets roulants VELUX), rénovation de toiture, fenêtres et fenêtres de toit performantes, amélioration du chauffage

À noter
Ces taux de 20 %, 10 % et 5,5 % valent pour la France métropolitaine. Dans les départements d'outre-mer, certains taux diffèrent, avec un taux réduit pouvant descendre à 2,1 % selon les travaux.

Que signifie « TVA non applicable 293 B » sur une facture ?

Vous tombez sur la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » au bas d'une facture ? Pas d'inquiétude : elle n'a rien d'anormal. Elle signale simplement que la prestation est facturée sans TVA.

On la rencontre surtout dans des situations d'exonération, par exemple chez certains professionnels ou indépendants relevant d'un régime particulier.

La facture est alors présentée hors taxe, sans ligne de TVA. C'est un point périphérique pour la rénovation classique : dans la plupart des cas, votre artisan applique bien l'un des trois taux vus plus haut.

Comment réduire le coût global de ses travaux de rénovation ?

La TVA réduite est un levier financier, mais ce n'est pas le seul. Pour faire baisser la facture, l'astuce consiste à le combiner avec les dispositifs d'aide disponibles.

Plusieurs coups de pouce peuvent souvent se cumuler : MaPrimeRénov', l'éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) et les certificats d'économies d'énergie (CEE). Pour faire le tri parmi les dispositifs et leurs conditions, ce tour d'horizon des aides à la rénovation donne une vue d'ensemble utile avant de monter votre plan de financement : Comment utiliser les aides financières pour rénover votre logement ?.

Le calendrier compte aussi, car les barèmes évoluent d'une année sur l'autre. Un point sur les nouveautés de MaPrimeRénov' 2026 aide à caler votre projet au bon moment.

Enfin, reste l'essentiel : associer des travaux de rénovation énergétique aux aides mobilisables peut nettement améliorer le confort de votre logement tout en réduisant votre consommation d'énergie sur le long terme. Isoler la toiture, poser des fenêtres de toit performantes et soigner la ventilation sont autant de gestes qui jouent sur la facture comme sur votre bien-être au quotidien.

Dernier rappel important : cet article est à vocation informative et ne remplace pas l’analyse de votre situation par un professionnel ou les textes fiscaux en vigueur.

FAQ : questions fréquentes sur la TVA des travaux de rénovation

Le remplacement d'une chaudière au gaz bénéficie-t-il encore d'un taux réduit ?

Non. Depuis le 1er mars 2025, la fourniture et la pose de chaudières au gaz ou au fioul sont exclues des taux réduits et relèvent du taux normal de 20 %. Toutefois, l’entretien ou la maintenance de ces chaudières restent à 10 %.

Seuls les systèmes utilisant une énergie renouvelable, comme une pompe à chaleur ou une chaudière biomasse, peuvent encore prétendre au 5,5 %.

Peut-on cumuler la TVA réduite avec les aides à la rénovation ?

Oui, dans bien des cas. La TVA réduite est un levier qui se combine souvent avec d'autres dispositifs comme MaPrimeRénov', l'éco-PTZ ou les certificats d'économies d'énergie.

Les conditions de chaque aide évoluant régulièrement, mieux vaut vérifier celles en vigueur au moment de votre projet.

Que se passe-t-il si l'entreprise applique un taux de TVA erroné ?

C'est le professionnel qui applique le taux légal sur sa facture. En cas d'erreur, il lui revient d’établir une facture rectificative pour rétablir le bon taux. D'où l'intérêt de conserver vos devis et factures, qui justifient le taux retenu en cas de contrôle.

Auteur

L'équipe éditoriale VELUX

Publié / Mis à jour

juil. 7, 2026

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Sources

  1. Code général des impôts (CGI), art. 279‑0 bis. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000051215062 (consulté le 9 juin 2026)
  2. Code général des impôts (CGI), art. 278‑0 bis A. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000053545596 (consulté le 9 juin 2026)
  3. ADEME (2024), Comment isoler sa maison.

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