Le DPE 2026 s'inscrit dans un calendrier réglementaire déjà engagé. Les logements classés G sont exclus de la location depuis 2025. Vérifier sa note dès maintenant, c'est éviter une urgence coûteuse et mal préparée.
2. La note DPE influence directement la valeur de votre bienUn bon classement énergétique devient un argument de vente décisif. À l'inverse, une mauvaise étiquette peut entraîner une décote lors d'une transaction. Le DPE est désormais un levier patrimonial à part entière.
3. Agir sur les postes réellement efficacesIsolation, chauffage, ventilation, menuiseries... certains travaux améliorent rapidement la performance énergétique sans mobiliser un budget colossal. Identifier les bonnes priorités fait toute la différence sur la note finale.
Rappel rapide : comment fonctionne le DPE ?
Avant d'aborder le changement DPE 2026, rappelons les bases.
Le diagnostic de performance énergétique (DPE) évalue un logement selon deux critères :
- Sa consommation d'énergie primaire (chauffage, eau chaude, ventilation, éclairage),
- Ses émissions de CO₂.
Le logement reçoit une note allant de A (très performant) à G (très énergivore). Depuis la réforme entrée en vigueur le 1er juillet 20211, le DPE repose sur une méthode de calcul standardisée et théorique (méthode 3CL), indépendante des factures réelles. Il est opposable juridiquement et obligatoire en cas de vente ou de location.
3CL signifie Calcul de la Consommation Conventionnelle des Logements.
C'est la méthode officielle et unique utilisée pour établir tout DPE en France depuis juillet 2021.
Concrètement, elle évalue la performance d'un logement à partir de ses caractéristiques physiques (surface, isolation, système de chauffage, ventilation, exposition) et non à partir des factures de l'occupant.
Résultat : deux logements identiques obtiendront la même note, peu importe que leurs occupants soient frileux ou économes.
C'est ce qui rend le DPE fiable, reproductible et juridiquement opposable.
Un espace de vie sous les toits bien conçu commence par une enveloppe thermique performante.
Qu'est-ce qui change concrètement avec le DPE 2026 ?
Ce qui évolue avec le nouveau DPE 2026
Trois axes principaux structurent les ajustements réglementaires de cette réforme :
- Modification du coefficient de conversion de l'électricité : à compter du 1er janvier 2026, ce coefficient passe de 2,3 à 1,9 conformément à l'arrêté ministériel publié au Journal officiel le 26 août 20252 (cette mesure s’inscrit dans la continuité de la réforme du DPE entrée en vigueur le 1ᵉʳ juillet 2024).
- Concrètement, les logements chauffés à l'électricité voient leur consommation en énergie primaire recalculée à la baisse, ce qui peut améliorer leur étiquette DPE d'une à deux classes sans aucun travaux.
- Selon les estimations officielles du ministère de la Transition écologique, environ 850 000 logements pourraient sortir de la catégorie des passoires thermiques selon cet ajustement3.
- Intégration renforcée des objectifs climatiques nationaux : cette évolution s'aligne sur la valeur européenne actualisée et corrige une inégalité de traitement qui pénalisait l'électricité (énergie fortement décarbonée en France) au profit du gaz ou du fioul importés.
- Poursuite du calendrier d'interdiction progressive des logements les plus énergivores à la location, issu de la loi Climat et Résilience du 22 août 20214.
Ces évolutions visent à accélérer la rénovation énergétique du parc immobilier français, en alignant les critères DPE sur les objectifs de neutralité carbone 20505.
Rénover ses combles, c'est souvent agir sur deux leviers à la fois : améliorer son DPE et transformer un espace inexploité en pièce à vivre.
Ce qui ne change pas en 2026
Pas de bouleversement à l'horizon : les fondations du dispositif restent stables.
- L'échelle de notation de A à G : les sept classes restent le référentiel universel, partagé par tous les acteurs de l'immobilier (agents, notaires, diagnostiqueurs).
- Le double critère « consommation + émissions » : la note finale continue de refléter l'efficacité énergétique du logement et son impact carbone, selon la règle du « worst of both » (le moins bon des deux résultats détermine l'étiquette globale).
- La méthode de calcul 3CL, définie par l'arrêté du 31 mars 20216 et modifiée en octobre 20217 pour corriger certains biais, notamment sur les bâtiments anciens collectifs. Seul le coefficient de conversion de l'électricité est ajusté en 2026. La méthode de base, elle, ne change pas.
- Le caractère obligatoire pour la vente et la location : tout propriétaire qui met son bien sur le marché doit fournir un DPE valide, sans exception.
- L'opposabilité juridique du document : le DPE engage la responsabilité du vendeur ou du bailleur en cas d'erreur significative. Ce n'est pas un simple document informatif.
En clair, le DPE 2026 consolide le cadre existant et renforce la pression réglementaire sur les logements classés F et G. Le changement DPE 2026 est avant tout un signal d'accélération.
Lumière naturelle et isolation thermique ne s'opposent pas : les bonnes menuiseries permettent de concilier les deux, sans compromis sur la note DPE.
Quel DPE est interdit en 2026 ?
La question revient souvent : quel DPE est interdit en 2026 ?
Le calendrier légal prévoit une interdiction progressive à la location des logements les plus énergivores :
| Échéance |
Logements concernés |
| Depuis 2023 | Logements consommant > 450 kWh/m²/an (G+) |
| À partir de 2025 | Logements classés G |
| En 2028 | Logements classés F |
| En 2034 | Logements classés E |
En 2026, les logements classés G sont donc déjà sortis du marché locatif.
- L'interdiction concerne la location, pas la vente.
- Un logement mal classé peut toujours être vendu, mais son étiquette DPE impacte sa valeur de marché et sa capacité à être négocié.
- Pour les propriétaires bailleurs, le changement du DPE à partir de 2026 implique d'anticiper des travaux de rénovation énergétique pour rester en conformité.
Quels impacts concrets pour les propriétaires ?
Vente et location : ce qu'il faut savoir
Que vous soyez vendeur ou bailleur, le DPE 2026 introduit des obligations concrètes qu'il vaut mieux anticiper que subir.
- Obligation d'affichage du DPE dans toutes les annonces immobilières : la note énergétique doit figurer dès la mise en ligne de l'annonce, qu'il s'agisse d'une vente ou d'une location. Un affichage absent ou erroné peut exposer le propriétaire à des recours8.
- Audit énergétique obligatoire pour certaines ventes : depuis le 1er avril 2023, les maisons individuelles classées F ou G mises en vente doivent faire l'objet d'un audit énergétique complet, conformément à l'article L.126-28-1 du Code de la construction et de l'habitation9. Plus détaillé et plus coûteux qu'un simple DPE, il inclut des scénarios de travaux chiffrés, que l'acheteur peut utiliser comme levier de négociation.
- Gel des loyers pour les logements F et G : depuis le 24 août 2022, la loi Climat et Résilience interdit toute augmentation de loyer pour les logements classés F ou G (loi n° 2021-1104 du 22 août 202110), que ce soit lors d'un renouvellement de bail, d'une remise en location ou d'une révision annuelle.
- Interdictions progressives à la location : le calendrier est fixé par la même loi du 22 août 2021 : classe G depuis 2025, classe F en 2028, classe E en 2034. Chaque échéance réduit mécaniquement le stock de biens louables sans travaux préalables.
Un logement mal classé devient plus difficile à louer, voire impossible à terme, sauf travaux. Le DPE n'est plus un détail administratif, mais un paramètre central de toute décision immobilière.
Un logement mal classé au DPE n’est pas une fatalité : des travaux ciblés peuvent lui permettre de retrouver de la valeur, à la location comme à la revente.
Quelles conséquences sur la valeur du logement ?
Ce que la réglementation impose d'un côté, le marché l'anticipe déjà de l'autre.
Les études notariales documentent déjà le phénomène de décote verte : les logements classés F ou G subissent des négociations de prix plus agressives, parfois significatives selon la localisation. À l'inverse, un bien classé A, B ou C bénéficie d'un avantage compétitif réel, souvent traduit en prime de valeur.
Le DPE 2026 renforce cette dynamique : la performance énergétique devient un critère patrimonial majeur, au même titre que la superficie ou la localisation.
Comment améliorer son DPE ? Les travaux qui comptent
Le DPE sanctionne les passoires thermiques, et certains postes de déperdition sont plus déterminants que d'autres.
Parmi les causes fréquentes de mauvaise note :
- Isolation insuffisante des murs, toitures et planchers : c'est souvent le poste le plus impactant. Jusqu'à 30 % des pertes de chaleur transitent par la toiture seule11.
- Système de chauffage ancien ou mal dimensionné : une chaudière vétuste ou surdimensionnée consomme bien au-delà du nécessaire, et le DPE le reflète directement.
- Ventilation inadaptée : une VMC absente ou défaillante dégrade la qualité de l'air et la performance énergétique du logement.
- Menuiseries peu performantes, notamment les fenêtres : simple vitrage, joints usés, cadres dégradés… Chaque pont thermique compte dans le calcul final.
Les anciennes fenêtres de toit sont souvent une cause sous-estimée, notamment dans les combles aménagés. Une menuiserie vieillissante génère des déperditions thermiques significatives et pénalise directement la note DPE.
Remplacer une menuiserie vieillissante par une fenêtre de toit performante : un geste souvent sous-estimé, mais directement lisible sur la note DPE.
Remplacer ses fenêtres de toit par des modèles à haute performance thermique contribue à :
- Améliorer la note DPE,
- Réduire les pertes de chaleur et les factures énergétiques,
- Optimiser les apports en lumière naturelle,
- Bénéficier d'une meilleure ventilation et d'un air intérieur plus sain.
La rénovation énergétique n'est pas qu'une obligation réglementaire : c'est aussi un vrai gain de confort quotidien !
Pour aller plus loin, découvrez nos meilleurs conseils pour économiser l'énergie.
Avant de rénover, encore faut-il savoir par où commencer
Améliorer votre DPE suppose d'abord de comprendre précisément ce qui le pénalise. Sans diagnostic approfondi, le risque est d'investir sur le mauvais poste et de manquer le seuil de classe visé malgré des travaux coûteux.
Un professionnel qualifié permet d'identifier les déperditions réellement prioritaires, d'optimiser le rapport coût/gain énergétique et de sécuriser les aides disponibles : MaPrimeRénov', TVA réduite à 5,5 %, éco-PTZ, avant même de choisir un artisan.
Avant de choisir un artisan, un diagnostic précis permet d'identifier les travaux qui auront le plus d'impact sur la note DPE et sur le confort au quotidien.
Nouveau tableau de notation DPE 2026 : pourquoi votre note peut être pénalisée sans que vous le sachiez
Le tableau DPE 2026 conserve l'échelle A à G, mais sa lecture mérite quelques précisions.
| Classe | Consommation d'énergie primaire | Émissions de CO2 | Qualification | Statut locatif |
| A | ≤ 70 kWh EP/m²/an | ≤ 6 kg CO₂eq/m²/an | Très performant | ✅ Autorisé |
| B | 71 – 110 kWh EP/m²/an | 7 – 11 kg CO₂eq/m²/an | Performant | ✅ Autorisé |
| C | 111 – 180 kWh EP/m²/an | 12 – 30 kg CO₂eq/m²/an | Bon niveau | ✅ Autorisé |
| D | 181 – 250 kWh EP/m²/an | 31 – 50 kg CO₂eq/m²/an | Niveau moyen | ✅ Autorisé |
| E | 251 – 330 kWh EP/m²/an | 51 – 70 kg CO₂eq/m²/an | Peu performant | ✅ Autorisé (interdit en 2034) |
| F | 331 – 420 kWh EP/m²/an | 71 – 100 kg CO₂eq/m²/an | Passoire thermique | ️⚠️ Loyer gelé (interdit en 2028) |
| G | > 420 kWh EP/m²/an | > 100 kg CO₂eq/m²/an | Passoire thermique | 🚫 Interdit à la location (depuis 2025) |
Une bonne consommation ne suffit plus : le double critère qui surprend les propriétaires
La note finale du DPE correspond au plus mauvais des deux résultats : consommation d'énergie primaire ou émissions de CO₂. C'est la règle dite du « worst of both » évoquée plus haut.
Par exemple : un logement classé C en consommation mais E en émissions obtient un DPE E. Ainsi, un logement performant en consommation mais très émetteur en carbone (chauffage au fioul, par exemple) ne peut pas obtenir une bonne note globale.
Ce système vise à aligner les objectifs énergétiques et climatiques, et à éviter que des améliorations partielles masquent une performance réelle insuffisante.
Simulateur DPE 2026 : utile pour s'orienter, insuffisant pour décider
Les outils en ligne permettent d'obtenir une première estimation et d'identifier les postes de déperdition les plus pénalisants.
Certains simulateurs intègrent désormais le nouveau coefficient de conversion de l'électricité (1,9 depuis janvier 2026), ce qui peut modifier sensiblement les projections pour les logements chauffés à l'électricité.
Mais un simulateur DPE 2026 reste une boussole, pas une carte. Seul un diagnostic officiel réalisé par un professionnel certifié est opposable juridiquement. C'est lui qui compte au moment d'une vente, d'une location, ou d'une demande d'aide à la rénovation.
FAQ : DPE 2026
Le DPE 2026 est-il différent du DPE 2025 ?
Le DPE 2026 est-il différent du DPE 2025 ?
Combien coûte un DPE en 2026 ?
Combien coûte un DPE en 2026 ?
Faut-il refaire son DPE en 2026 ?
Faut-il refaire son DPE en 2026 ?
Un simulateur DPE est-il fiable ?
Un simulateur DPE est-il fiable ?
Sources
- Ordonnance n° 2020-71 du 29 janvier 2020 ; Arrêté du 31 mars 2021
- Arrêté du 13 août 2025
- Ministère de la Transition écologique
- LOI n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets
- Stratégie Nationale Bas Carbone - SNBC
- Arrêté du 31 mars 2021
- Arrêté du 8 octobre 2021
- Articles L.126-26 et suivants du Code de la construction et de l'habitation
- Article L.126-28-1 du Code de la construction et de l'habitation
- LOI n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets
- Ademe (2024), Isoler sa maison.